Gynécomastie chez l'Homme

La gynécomastie se définie par l’augmentation du volume de la glande mammaire chez l’homme. Le plus souvent aucune cause n’est retrouvée, mais il est important d’éliminer une origine hormonale après bilan (examens sanguins, radiologiques si besoin).
Ce problème est mal vécu, aussi bien chez l’adolescent, que chez la personne d’âge mûr, la cause étant souvent liée à une surcharge graisseuse localisée.

Principe technique de la gynécomastie

Le but de l’intervention est d’enlever la glande mammaire, il s’agit donc d’une véritable mastectomie sous-cutanée, avec redrapage cutané. Lorsqu’il s’agit d’un excès graisseux, une simple liposuccion peut suffire, ne laissant que des micro-incisions de quelques millimètres.

Lors de la consultation, un examen clinique éliminera un problème hormonal ou un cancer. Des examens complémentaires seront demandés. On prendra également des photographies.

  • Avant l’intervention

    Un bilan biologique sera prescrit lors de la consultation pré-anesthésique obligatoire, quelques jours avant l’intervention. Toute prise de médicaments à base d’aspirine sera arrêtée au moins 10 jours avant, de même arrêt de toute consommation tabagique 1 mois avant l’intervention.

  • L’intervention

    L’intervention laissera des cicatrices en fonction de l’origine de la gynécomastie et de son importance. Une cicatrice est généralement placée dans la moitié inférieure de l’aréole. Si l’excès de peau est important, le redrapage laissera une cicatrice plus importante autour de l’aréole, et parfois en forme de « T » inversé.

    En cas de liposuccion, la rançon cicatricielle est minime.

  • Le résultat

    Le résultat est souvent spectaculaire. Il convient toujours d’attendre deux à trois mois pour l’apprécier.

  • Risques et complications

    Les risques sont les mêmes que tout acte chirurgical : hématome, infection, épanchement lymphatique, nécrose tissulaire, problème cicatriciel.
    Certaines imperfections du résultat peuvent être corrigées secondairement : aspect creusé au niveau de la plaque aréolaire, ou en périphérie, par exérèse glandulaire plus importante.