Augmentation Mammaire

  • Grossesse et allaitement

    Une grossesse est toujours possible et sans danger après la pose de prothèses mammaires. De même l’allaitement est possible.

  • Prothèses et cancer

    Toutes les études menées dans le Monde et en France confirment l’absence de risque et de lien entre la survenue d’un cancer et la présence d’une prothèse en silicone. La mise en place d’une prothèse n’exclut pas pour autant le dépistage régulier d’un cancer du sein (mammographie et échographie), le radiologue doit être informé de l’existence de prothèses mammaires.

  • Durée de vie des prothèses mammaires

    Il est conseillé de changer les prothèses tous les 15 ans environ. Il faut noter que les prothèses de nouvelle génération ont une plus grande durée de vie et sont plus résistantes. La question du changement se pose lors de la modification de la consistance d’un sein (une échographie est recommandée).

  • Est-ce douloureux ?

    Des antalgiques sont systématiquement prescrits. Les suites sont un peu plus douloureuses lorsque la prothèse est positionnée en arrière du muscle. Un repos de quelques jours est toujours conseillé.

  • Sensibilité de l’aréole

    L’incision au niveau de l’aréole peut parfois occasionner des troubles temporaires le plus souvent, de la sensibilité aréolaire. Tout redevient normal au bout de 3 mois en règle générale.

  • Les fils de suture sont résorbables

    Il n’y a donc aucun fil à enlever. Il suffit de désinfecter la courte cicatrice (au sérum physiologique, par exemple) pendant une dizaine de jours.

  • Prothèse et toucher cutané du sein

    Les prothèses de nouvelle génération offrent un toucher proche du toucher naturel.

  • Prothèses mammaires et sport

    Le sport est contre-indiqué pendant au moins 1 mois. Certains sports réclamant un effort violent (tennis, golf) demandent une reprise très progressive.

  • Prothèse et port du soutien-gorge

    Un soutien gorge médical sera prescrit pendant 1 mois (24h/24). Les douches sont possibles dès le 3-4e jour, pas de bains pendant 1 mois. En cas de cicatrice sous mammaire, il est conseillé de ne pas porter de soutien-gorge à armature pendant 6 mois à 1 an (pour éviter tout frottement de la cicatrice)

  • Avion et prothèse

    Aucune contre-indication bien sûr aux voyages aériens.

  • Augmentation mammaire sans chirurgie

    La technique BRAVA est une méthode non chirurgicale permettant l’augmentation mammaire grâce à un dispositif externe : celui-ci doit-être porté sur la poitrine pendant une dizaine d’heures chaque jour pendant 3 semaines environ. Cette méthode a reçu le prix de l’innovation de la SOFCPRE en 2011, et peut être appliquée pour les reconstructions mammaires après cancer.

Ptose Mammaire

  • Grossesse

    Une grossesse est toujours possible et sans danger après la correction d’une ptôse mammaire.

  • Est-ce douloureux ?

    Les suites sont peu douloureuses, des antalgiques sont systématiquement prescrits. Un repos de quelques jours est toujours conseillé.

  • Sensibilité de l’aréole

    L’incision au niveau de l’aréole peut parfois occasionner des troubles temporaires le plus souvent, de la sensibilité aréolaire. Tout redevient normal au bout de 3 mois en règle.

  • Les fils de suture

    Les fils de suture sont résorbables : il n’y a donc aucun fil à enlever.

L’anesthésie

La consultation pré-anesthésique est effectuée par un médecin anesthésiste-réanimateur quelques jours avant l’intervention.

Les principaux objectifs de cette consultation sont le recueil de vos antécédents, l’examen clinique, la prescription éventuelle d’examens complémentaires et l’information en ce qui concerne la technique d’anesthésie. Celle-ci peut être de plusieurs types : simplement locale, ou loco-régionale, ou le plus souvent anesthésie locale « potentialisée » (neurolept-analgésie) ou générale.

Lors de la consultation, les consignes préopératoires concernant la prise des médicaments et les modalités d’admission en clinique vous seront communiquées.

En cas de litige

La chirurgie esthétique n’échappe pas aux règles qui régissent tout acte médical ou chirurgical. Il n’existe pas de « petite chirurgie » et encore moins de chirurgie sans risque. Ce risque est d’autant moins accepté par l’opinion publique que l’intervention a pour finalité l’esthétique et la beauté. La chirurgie en général est un acte nécessaire, justifié par un motif thérapeutique : c’est ainsi que l’on a classiquement distingué la Chirurgie Plastique Réparatrice et Reconstructrice de la Chirurgie Esthétique.
La première vise à corriger les lésions dues à un traumatisme, une maladie évolutive ou une malformation congénitale, il s’agit d’une chirurgie de soins que l’on subit. La seconde a pour finalité de corriger ou d’atténuer les outrances du temps et les disgrâces dues au vieillissement normal et physiologique, c’est une chirurgie de confort que l’on choisit. L’intervention n’est jamais un acte obligatoire ; c’est une démarche volontaire que le patient exprime et réclame. Le chirurgien est seul juge pour accepter ou refuser l’opération notamment lorsque les risques qu’il pourrait faire courir au patient sont excessifs par rapport à l’avantage escompté.
Outre la correction esthétique, cette chirurgie contribue à l’épanouissement de l’individu en levant les inhibitions et les complexes générés par une disgrâce physique.
C’est dire alors toute l’importance que prend l’entretien que vous aurez avec le chirurgien lors de la consultation : elle doit se dérouler dans un climat de totale confiance. Votre chirurgien aura un devoir de conseil et d’information sur les avantages et inconvénients voire les complications que telle ou telle technique peut entraîner. Il doit pouvoir vous expliquer sa stratégie opératoire et son plan de traitement ainsi que les résultats possibles en ayant toujours présent à l’esprit que le bistouri n’est pas une baguette magique…

Que faire en cas de litiges ?
Des recours sont bien sûr possibles. Cela étant, mieux vaut tout d’abord avoir une explication franche avec le chirurgien qui vous a opéré avant d’entamer une procédure. Une grande partie des litiges trouve son origine dans un défaut de communication entre le patient et le chirurgien.
Vous aurez toujours intérêt à trouver un arrangement avec le chirurgien qui pourra selon le cas vous proposer une solution adaptée, même si l’acte opératoire a été correctement réalisé.
Toute complication, tout problème peut être source de revendication et de plainte et ce, d’autant plus que l’appréciation de la qualité du résultat est soumise à la subjectivité du patient.En cas de procédure médico-légale, un expert médical sera mandaté par le Tribunal saisi pour répondre aux questions des Magistrats : une réunion d’expertise sera organisée en présence du chirurgien, de son patient et de leurs conseils. C’est à la suite du rapport d’expertise remis au Magistrat que le Juge prendra sa décision.

Une profession réglementée

La Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, assortie des décrets d’application du 11 juillet 2005 (n° 2005-777) et de la circulaire du 23 décembre 2005, indique que les actes de chirurgie esthétique ne peuvent être pratiqués que par des médecins spécialistes en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique : « seuls les chirurgiens qualifiés en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique sont habilités à pratiquer des actes de chirurgie esthétique ».
Les actes de chirurgie esthétique se caractérisent comme des actes chirurgicaux dont la finalité explicite est la modification de l’apparence corporelle d’une personne, à sa demande.
De plus, ces actes ne peuvent être réalisés que dans des installations autorisées par la Préfecture et ayant fait l’objet d’une visite de conformité par la DDASS pour obtenir leur accréditation.
Ces actes ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. Ils doivent faire l’objet d’une information claire et loyale du chirurgien sur les conditions, les risques et les éventuelles complications.
Un devis détaillé doit être remis au patient qui dispose d’un délai de réflexion de 15 jours avant son intervention. Durant ce délai, aucun engagement, à l’exception des honoraires de consultations préalables à l’intervention, ne peut être exigé et obtenu du patient.

« Art. D. 766-2-1. – En application de l’article L. 6322-2, un délai minimum de quinze jours doit être respecté entre la remise du devis détaillé, daté et signé par le ou les praticiens devant effectuer l’intervention de chirurgie esthétique.
« Il ne peut être en aucun cas dérogé à ce délai, même sur la demande de la personne concernée. »