Chirurgie dermatologique

Le plus souvent il s’agit d’une chirurgie des tumeurs cutanées (bénignes ou malignes) allant du simple « grain de beauté » au cancer cutané dont le traitement est chirurgical.

Certaines lésions cutanées bénignes peuvent nécessiter un traitement chirurgical soit en raison d’un risque de transformation maligne, soit du fait de leur emplacement qui peut occasionner une gêne ou une irritation, tout simplement parfois pour une raison esthétique.

  • Les « grains de beauté» : il s’agit le plus souvent d’un naevus présent dès la naissance ou apparu au cours de la vie. Ils peuvent siéger sur toutes les parties du corps.
  • Les autres lésions cutanées bénignes:
  • Tumeurs mélaniques, souvent liées à l’exposition solaire : « taches de rousseur», lentigos
  • Les lésions de l’épiderme : favorisées par le soleil (kératoses), ou secondaires à une infection virale : verrues, condylomes …
  • Les kystes développés aux dépens des cellules pileuses (kystes sébacés, épidermiques …)
  • Lésions plus profondes développées dans le tissu conjonctif : fibromes, histiocytomes, lipomes (tumeur graisseuse bénigne), xanthélasmas au niveau des paupières.
  • Les tumeurs malignes sont surtout les cancers de la peau qui doivent être retirés pour obtenir une guérison complète. Le plus souvent il s’agit :
  • d’un Epithélioma baso-cellulaire favorisé par l’exposition solaire. Il survient donc sur les zones exposées dans 95% des cas (face, cou, mains)
  • ou spino-cellulaire, après l’âge de 40 ans, apparaissant sur les zones exposées au soleil. Ils peuvent diffuser dans les ganglions avec un risque de métastase.
  • Mélanomes, beaucoup moins fréquent. Son traitement est chirurgical en passant largement en zone saine (marge de sécurité). La recherche d’une atteinte ganglionnaire est systématique. Une surveillance spécialisée est nécessaire avec parfois mise en route d’une chimiothérapie.
  • Sarcomes : tumeurs malignes rares.

La chirurgie

La lésion retirée est systématiquement analysée sur le plan histologique. Parfois la perte de substance occasionnée par l’exérèse de la lésion (et ses marges de sécurité) impose une réparation cutanée immédiate par plastie à type de lambeau, ou par greffe de peau prélevée sur une autre région.

Ces interventions peuvent être réalisées sous anesthésie locale ou nécessiter une courte hospitalisation (ambulatoire) avec anesthésie locale potentialisée ou anesthésie générale selon l’importance de la lésion à retirer et selon le type de réparation envisagé.

Risques et complications :

Hématome, infection, nécrose (en cas de lambeau et notamment s’il existe des facteurs de risques : tabac) désunion cutanée,

Chirurgie des cicatrices

Il est possible de reprendre chirurgicalement une cicatrice de mauvaise qualité par une autre cicatrice plus discrète. Ce type d’intervention ne peut s’envisager qu’après une période de 12 à 18 mois, période nécessaire à toute cicatrice pour cesser d’évoluer et se stabiliser.

 

Des traitements médicaux peuvent parfois être suffisants :

  • Pansements à base de silicone.
  • Injections intra-cicatriciels de corticoïdes.

La chirurgie est notamment indiquée en cas de :

  • Cicatrice rétractile ou entraînant une bride pouvant entraîner une gêne fonctionnelle.
  • Cicatrice hypertrophique ou « chéloïde », dont le risque de récidive n’est pas négligeable.
  • Cicatrices ulcérées.
  • Cicatrices inesthétiques, élargies ou irrégulières.

Les interventions peuvent être réalisées sous anesthésie locale ou sous anesthésie plus sophistiquée adaptée à chaque cas.

Le soleil est contre-indiqué pendant une période de 12 à 24 mois.